Immunometabolic endotypes define distinct clinical trajectories in type 2 diabetes

Immunometabolic endotypes define distinct clinical trajectories in type 2 diabetes

Le diabète de type 2 est une maladie fréquente associé à un risque important de complications chroniques comme les pathologies cardiovasculaires ou rénales. Cependant ce risque n’est pas le même chez tous les individus. Il est donc essentiel d’identifier précocement les sujets les plus à risque. Une des pistes pour cela est d’étudier le niveau d’inflammation qui est impliqué dans la survenue de ces complications. L’équipe INSERM Immediab dirigé par Nicolas Venteclef et au sein duquel travaillent les équipes de diabétologie des hôpitaux Bichat et Lariboisière ont étudié une piste particulièrement accessible : les cellules immunitaires du sang. À partir d’une simple prise de sang couramment réalisée en pratique, mesurant notamment les neutrophiles, lymphocytes et monocytes, les chercheurs ont identifié quatre profils immunitaires distincts chez des personnes atteintes de diabète de type 2. Ces profils sont relativement stables au cours du temps et reflètent des états inflammatoires différents.

L’intérêt majeur de cette classification est qu’elle permet de distinguer des patients dont le risque à long terme n’est pas le même. Deux profils, caractérisés notamment par une inflammation plus importante ou des anomalies de certaines populations immunitaires, sont associés à davantage d’événements cardiovasculaires, d’atteintes rénales et de décès. Ces résultats ont été confirmés dans plusieurs cohortes européennes. Parmi les cohortes françaises analysées figurait ANGIOSAFE coordonnée par le Pr Jean-François Gautier, qui suit plus de 3 000 patients diabétiques, et CODIA, coordonnée par le Pr Louis POTIER, constituée à partir de l’Entrepôt de Données de Santé de l’AP-HP avec le soutien du Centre de Pharmaco-Epidémiologie de l’APHP (CEPHEPI, Pr Tubach) et d’une équipe de l’INRIA.

Une meilleure classification pourrait permettre de repérer plus tôt les patients à haut risque, d’intensifier chez eux la prévention cardiovasculaire et rénale et, demain, de choisir des traitements adaptés à leur profil biologique. Une simple prise de sang pourrait ainsi contribuer à rendre la prise en charge du diabète plus précoce, plus précise et plus personnalisée.